EMS Proceedings and Other Publications

Space Transcription

François Delalande, Pierre Couprie, Daniel Lequette

Abstract

Geometric space has become an important item for composers notably in the field of electroacoustics, the notion is relevant regarding reception, yet it is difficult to transcribe, thus to analyze. Three key points will be adressed here :

- musical transcription traditionnaly applies a time line to one of the dimensions on paper or screen, whereas space representation usually refers to both dimensions and erases the time line. However, it should be reminded that motion is a temporal item, the perception of which is made possible by " retention " (or immediate memory), which needs to be simulated.
- basically, the descripion of the perceptive organization of a sound space in items, follows the traditional approach of auditory scene analysis. The representation of that organization amounts to a discrimination of visual items, in the same way as sound items may be discriminated, and those are located in space.
- yet, motions, are not, on the one hand, restrictively a chain of locations, and, on the other hand, they are not either aleatory. In music, they are organized in recurrent spatial patterns, which may be catalogued, described, transcribed (i.e : remoteness, oscilation right/left...).

This presentation benefits from several works which were discussed in the GRM seminars on music analysis. The reflection on analysis is presented by François Delalande, the multimedia works were developped by Pierre Couprie and Daniel Lequette.

Résumé

Transcrire l’espace

L’utilisation de l’espace géométrique, qui est devenu une dimension importante de la composition, notamment électroacoustique, très pertinente également pour la réception, est difficile à transcrire, et donc à analyser. Trois problèmes sont traités ici :
- La transcription musicale affecte classiquement au temps l’une des deux dimensions du papier ou de l’écran, tandis que les représentations de l’espace utilisent habituellement les deux dimensions et éliminent le temps. C’est fâcheux, car un mouvement est un objet temporel qui ne se perçoit que grâce à une "rétention" (ou, dans un autre langage, une mémoire immédiate) qu’il s’agira de simuler.
- En première approximation, décrire l’organisation perceptive d’un espace sonore en unités rejoint l’analyse, classique, d’une scène auditive. Représenter cette organisation revient à discriminer des unités visuelles comme on discrimine les unités auditives, en les situant dans l’espace.
- En réalité, les mouvements, d’une part ne se réduisent pas à une succession de positions, et d’autre part ne sont pas aléatoires. En musique, ils s’ordonnent en figures spatiales récurrentes, qu’on peut tenter d’inventorier, de décrire et de transcrire (telles qu’éloignement, oscillation droite/gauche, etc.).

Cette communication fait suite à certains travaux du séminaire du GRM. L’argumentation analytique est présentée par François Delalande, les maquettes informatiques et graphiques sont réalisées par Pierre Couprie et Daniel Lequette.